Editorial

Leur pseudo-déconfinement, c’est Ubu-Roi !

 

Ils se moquent du monde. Alors que le coronavirus est en voie d’extinction, les pouvoirs publics continuent à imposer des mesures vexatoires et humiliantes parfaitement inutiles mais qui ont pour fonction de domestiquer, de tyranniser, d’esclavagiser la population taillable et corvéable à merci, comme l’ont encore montré les décisions du Premier ministre exposées dans sa conférence de presse du 28 mai. C’est ainsi que le rassemblement dans l’espace public reste interdit au-delà de dix personnes, que les restaurants ne pourront ouvrir en région parisienne que le 22 juin (si l’évolution de la situation sanitaire le permet), sauf s’ils disposent d’une terrasse. Dans tous les restaurants et auberges de notre pays, les serveurs devront obligatoirement être masqués et les clients également, dès lors qu’ils se déplacent pour se rendre aux toilettes, commander un repas, demander du pain, etc. Il est de plus interdit de prendre son repas debout, en s’installant au bar. Dans ces conditions, le plaisir consistant à se rendre au restaurant pour y passer un moment agréable et convivial est à peu près réduit à néant. L’obligation qui est faite dans la plupart des commerces de porter un masque pour les clients est également inutilement humiliante. Et là où ce n’est pas obligatoire, on peut compter sur la bêtise d’un certain nombre de nos compatriotes lobotomisés par les media audiovisuels pour rappeler les récalcitrants à l’ordre. 

L’autre jour, alors que je faisais quelques courses à Auchan et que j’attendais sagement à la caisse, voilà que tout à coup la personne qui était devant moi — et qui nous avait déjà fait perdre dix minutes parce qu’elle jugeait à tort que la caissière s’était trompée sur le prix du lot d’asperges qu’elle avait choisi et qui coûtait pourtant bien 4,80 euros et non 3,20 comme elle le prétendait de manière erronée, comme quoi on peut cumuler les tares, être à la fois bête et avare ! —, se mit à m’invectiver et à m’agonir d’injures parce que je ne portais pas de masque et que je ne respectais pas suffisamment la sacro-sainte « distanciation sociale ». J’étais à l’entendre un égoïste, voire un criminel en puissance. Alors que ma patience était mise à rude épreuve et que j’essayais de me contenir, d’autant que mes enfants m’accompagnaient et que, pour les faire patienter, j’avais fait une razzia sur les rayons de bonbons et de confiseries qui, de manière machiavélique, sont toujours placés tout près des caisses dans les grands magasins, et que, dans ma frénésie, j’avais même acheté tout un lot de piles, parfaitement inutiles (c’est cela, la société de consommation !), voilà qu’une dame sortie de nulle part se mêle à la conversation, affirmant péremptoirement que c’est à cause de gens comme moi que l’on connaîtra une deuxième vague de virus, encore plus meurtrière que la première. A ce niveau, la bêtise donne une idée de l’infini !

 

Que l'on me pardonne de relater ce fait en soi de peu d’intérêt et qui n’a rien de glorieux mais qui montre hélas de manière concrète et saisissante la veulerie et la sottise de nombreux compatriotes qui gobent tout ce que dit le média obèse. Ils ne croient plus en Dieu mais ils croient en BFMTV ! On ne dira jamais assez combien la radio, et plus encore, la télévision sont des armes de destruction massive des cerveaux, des intelligences, des volontés, des cœurs et des âmes. Car comment peut-on sérieusement nier que toute la propagande autour du Covid-19, la peur panique qui a été artificiellement suscitée, a été l’occasion d’un redoutable saut qualitatif dans la tyrannie que nous subissons, et dont témoignent notamment le vote définitif et en toutes urgences de la liberticide loi Avia et le maintien absurde de mesures de vexation et de privation de libertés fondamentales ? 

Que dire par exemple de l’obligation qui est faite aux fidèles de porter des masques dans les églises pendant la messe ? Comment peut-on davantage se moquer de Dieu et de la foi des pratiquants ? Que l’on ne nous dise pas que toute cette affaire n’est pas purement et simplement diabolique, quand de surcroît l’on décourage l’usage du chant dans les églises, au motif que l’on pourrait postillonner et ainsi contaminer des participants et que l’on encourage l’utilisation de pincettes ou d’une corbeille en libre service pour la communion ?

A ces privations de liberté s’ajoute une destruction sans précédent de l’économie réelle, qui touche d’abord le monde des TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises), mais même les grands groupes industriels. C’est ainsi que Renault vient d’annoncer la suppression de 4 600 emplois en France et de 15 000 dans le monde. Le site de Choisy-le-Roy (Val-de-Marne) va fermer « à l’horizon 2022 ». Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un vaste plan d’économie de deux milliards d’euros que le constructeur automobile va mettre en place sur trois ans, d’ici à 2024. « Ce projet est vital », a déclaré la directrice générale Clotilde Delbos. Renault, qui souffre de surcapacités de production au niveau mondial, avait déjà annoncé en février ses premières pertes en dix ans, entrant affaibli dans la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 et qui a considérablement aggravé ses difficultés. Le constructeur français a vu ses volumes reculer de 3,4 % l’an dernier, à 3,75 millions de véhicules, s’accompagnant d’une perte nette de 141 millions d’euros. Une première depuis dix ans. La Fonderie de Bretagne, elle, ne « fermera pas », ont précisé la direction du site et la CGT. Le projet inclut l’arrêt de la production automobile à Flins (Yvelines), après 2024. La CFDT du groupe Renault a dénoncé ce plan d’économies sur trois ans, qualifié de « projet de casse sociale et de désindustrialisation ». Les capacités de production du groupe au niveau mondial devraient ainsi être réduites, passant de 4 millions de véhicules actuellement à quelque 3,3 millions. Renault emploie en France quelque 48 000 personnes, soit 27 % de ses effectifs globaux dans le monde. 4 600 emplois supprimés, cela représente donc près de 10 % de sa main-d’œuvre dans l’Hexagone. C’est tout sauf anodin, d’autant que le groupe avait déjà mis en place une mesure similaire en 2013. A l’époque, le secteur automobile était en pleine débâcle, après la crise financière de 2008. PSA était au bord de la faillite, et Renault ne se portait guère mieux. Les deux constructeurs avaient d’ailleurs bénéficié dès 2009 d’un prêt « en fonds propres » de l’Etat, à hauteur de 6,5 milliards d’euros, qu’ils avaient commencé à rembourser par anticipation dès 2011.

On le voit, la désindustrialisation de notre pays s’accélère, le chômage augmente, les perspectives s’assombrissent encore. On a le sentiment que tout est fait dans notre pays pour que tout aille toujours plus mal. Mais comment s’en étonner quand on a compris que nous vivons des temps apocalyptiques et antéchristiques et que nous sommes plus que jamais sous le joug d’un pouvoir luciférien ?

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RIVAROL.

 

Editorial du numéro 3427 de RIVAROL daté du 3 juin 2020

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