Editorial

Neuf mois de prison avec sursis contre le directeur de RIVAROL ! 

Le pire est toujours possible en démocratie. Et c’est ce qui est arrivé au soir du 28 juin avec une vague verte qui a déferlé dans un grand nombre de villes, de Marseille à Lyon, de Strasbourg à Bordeaux, de Besançon à Grenoble en passant par Paris où la socialiste Anne Hidalgo est réélue grâce à son alliance avec les écolo-gauchistes. Ce second tour des municipales marqué par une abstention historique (58,4 %) est une défaite cinglante pour la droite parlementaire (ou ce qui en tient lieu) qui ne se remet toujours pas de la déroute à la présidentielle de Fillon — lourdement condamné le 29 juin à 5 ans de prison dont 2 ferme dans l’affaire de l’emploi fictif de son épouse — et qui perd les villes de Marseille et de Bordeaux. Preuve que lorsque des édiles ou élus dits de droite font une politique de gauche, ils préparent le triomphe de cette dernière. Ce fut vrai avec Giscard à l’Elysée, avec Chirac au gouvernement, cela est également vrai au niveau municipal, Gaudin à Marseille et Juppé à Bordeaux — ce dernier, depuis peu membre du Conseil constitutionnel — ayant ouvert la voie au succès des Verts par leur soumission au politiquement correct. La Macronie, et c’est une des seules bonnes nouvelles du dimanche 28 juin, mord à peu près partout la poussière, y compris l’épouvantable Agnès Buzyn, qui échoue même à être élue dans son arrondissement du 17e à Paris, à la notable exception du Premier ministre Edouard Philippe, largement reconduit au Havre avec plus de 58 % face à un candidat communiste, ce qui devrait contraindre Macron, qui brûlait de s’en débarrasser, à prolonger son séjour à Matignon.

On le voit, la gauche est donc très loin d’être morte et elle retrouve même des couleurs. La perception d’ensemble est certes un peu faussée puisque plus de 30 000 communes, essentiellement rurales et de petite taille, avaient déjà élu leurs maires et pour l’essentiel ce second tour concernait des grandes métropoles ou des villes moyennes où les mouvements droitiers et populistes sont en général moins puissants et enracinés électoralement et sociologiquement. 

 

Que penser du résultat du Rassemblement national ? Objectivement il est loin d’être aussi flatteur que ce qu’en dit la direction du mouvement. La victoire attendue de Louis Aliot à Perpignan avec 53,1 % des voix (et 52,77 % d’abstention) face au maire sortant Jean-Marc Pujol, est un peu l’arbre qui cache la forêt. Le RN échoue à conquérir les villes d’Avignon, de Carpentras, de Cavaillon, de Maubeuge, de Lens ou de Denain qu’il convoitait. Il perd la seule mairie de secteur qu’il avait à Marseille, Stéphane Ravier échouant à la conserver. Il perd également la seule maire qu’il avait en Ile-de-France à Mantes-la-Ville. La conquête de petites communes à Mazan (Vaucluse), à Bruay-la-Buissière (Nord), à Moissac (Tarn-et-Garonne) ne suffit pas à estomper le sentiment d’une régression générale. Rappelons qu’aux municipales de 2014 le FN avait présenté 369 listes dans des villes de plus de 10 000 habitants alors que le RN n’en a proposé aux électeurs que 262 cette fois-ci (107 de moins !). Le gain de Perpignan n’est certes pas négligeable, mais ce n’est pas la première fois que le mouvement conquiert une ville de plus de 100 000 habitants. Le FN de Jean-Marie Le Pen avait conquis Toulon en 1995 mais n’avait pu conserver cette ville dans son escarcelle. Qu’en sera-t-il dans six ans dans la capitale du Roussillon ? 

Les autres résultats des personnalités de droite nationale sont assez peu encourageants : si Jacques Bompard est réélu à Orange dans une quadrangulaire avec 56,33 % des voix, un candidat RN s’étant maintenu contre lui jusqu’au bout, son épouse échoue à conserver la mairie de Bollène face à un candidat divers gauche. Enfin, sans surprise, Valérie Laupies, avec 39, 31 %, échoue à conquérir Tarascon dans les Bouches-du-Rhône, du fait du maintien en triangulaire d’une liste RN faisant 12,57 %, ce qui permet au maire sortant, Limousin, de rempiler avec seulement 48 %. 

Au moment où les émeutes raciales se donnent libre cours, où l’homme blanc est accusé de tous les maux, où l’on peut voir en direct l’état d’invasion et de submersion de notre pays, de notre continent, de notre civilisation, et le triomphe d’un ethnomasochisme suicidaire, ces résultats des mouvements populistes sont dans l’ensemble faibles et ne témoignent pas d’une appétence particulière du corps électoral à leur égard. Mais il est vrai que le discours très aseptisé de Marine Le Pen, se réclamant de De Gaulle et considérant comme « dérive racialiste et indigéniste » toute défense du monde blanc n’était pas de nature à inciter les Français de souche à se rendre massivement aux urnes.

S'il faut se garder des illusions électorales, Marine Le Pen étant la meilleure assurance-vie du Système en général et de Macron en particulier, il faut toujours se battre jusqu’au bout, car cela permet parfois d’obtenir des victoires inespérées. La censure quasiment totale de la liberticide loi Avia par le Conseil constitutionnel le 18 juin prouve que rien n’est jamais totalement perdu et désespéré. Certes tout l’arsenal dit antiraciste demeure, avec sa série de législations totalitaires, mais cette censure de la loi Avia marque un coup d’arrêt, au moins temporaire et partiel, dans la progression continue du tout répressif. A été en effet censuré le cœur de la loi qui prévoyait la suppression sous 24 heures des « contenus haineux », sous peine d’amendes astronomiques pour les plateformes numériques. Si la création d’un bouton de signalement et l’institution d’un Parquet numérique spécialisé ont hélas été validées par les neuf “sages” de la rue de Montpensier, l’essentiel du dispositif a été censuré, et c’est une bonne chose. Il n’est d’ailleurs que d’entendre les cris d’orfraie du lobby judéo-sioniste, à l’origine de cette proposition de loi.

Lors du dernier dîner du CRIF, Macron, sous la pression du lobby qui n’existe pas, avait promis l’adoption de ce dispositif. Le lobby ne décolère donc pas, du CRIF à la LICRA en passant par le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) qui, dans un communiqué furieux de son président, Sammy Ghozlan, surnommé « le poulet casher » (car c’est un policier à la retraite) se dit « stupéfait par la décision du Conseil Constitutionnel qui censure le Projet de la Loi contre la haine en ligne dite loi AVIA. Selon les Magistrats du Conseil Constitutionnel, cette loi entraverait la liberté d’expression. C’est au nom de cette Liberté, que désormais les usagers d’internet pourront polluer impunément la toile de leur haine et de leur venin raciste et antisémite et homophobe. Au même motif du respect de la Liberté d’Expression la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a relaxé des délinquants activistes de BDS que nous avons poursuivis en vertu de l’article 225 du Code Pénal. Cette même Cour juge que le boycott est une forme légitime de la Liberté d’Expression, la CEDH a condamné la France, pour violation de cette liberté. Le BNVCA prend note avec colère et amertume des décisions surprenantes de ces instances. Le BNVCA maintient que l’antisémitisme n’est pas une opinion, mais un délit. (…) Le BNVCA considère avec inquiétude mêlée de colère, que les décisions du Conseil Constitutionnel et de la CEDH ont ouvert un boulevard aux antijuifs, à l’antisionisme, masque de l’antisémitisme, et aux racistes de tous bords. »

La censure de la loi Avia n’empêche toutefois pas que les dissidents, nationaux et nationalistes soient assez lourdement sanctionnés en justice. Le 19 juin, votre serviteur a ainsi été condamné à neuf mois de prison avec sursis et plus de 6000 euros d’amendes et de dommages et intérêts (à verser au BNVCA et à Sos-Racisme) pour différents écrits datant de 2018 (nous y reviendrons plus longuement dans une prochaine édition) et concernant entre autres le maréchal Pétain, le dogme de la Shoah, la victoire de l’équipe Black-Black-Black à la coupe du monde de football en 2018, le Grand Remplacement, le massacre des Palestiniens par l’entité sioniste, etc. Malgré la défaite réjouissante du Lobby avec la censure de la loi Avia un 18 juin (quel clin d’œil du destin !), le combat pour la liberté d’expression et de recherche, pour le droit de dire et de défendre la vérité, reste plus urgent et nécessaire que jamais dans notre pays asservi.  […] (lire la suite)

 

RIVAROL.

 

Editorial du numéro 3431 de RIVAROL daté du 1er juillet 2020

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