Sélection du n°3431 du 1er juillet 2020

Des Nationalistes :

LE PEN : LE FIASCO DE LA DÉDIABOLISATION

La participation de la présidente du Rassemblement National à la commémoration officielle du 80e anniversaire de « l’Appel du 18 juin » devait être le symbole fort de sa soumission à la doxa gaulliste et devait déboucher sur son adoubement par le système.

Ce déplacement sur l’Île de Sein faisait suite à la publication dans la Revue Politique et Parlementaire d’un hommage à De Gaulle — plus de neufs pages dithyrambiques — où elle revendique « l’héritage » de l’homme du 18 juin, allant jusqu’à affirmer que « sur l’échiquier politique, aujourd’hui, seul le Rassemblement national défend cette ligne ».

Mais cette virée en bateau pneumatique sur l’île où elle n’a rencontré qu’insultes, quolibets et solitude a viré au fiasco. Comme un malheur n’arrive jamais seul, au même moment, Robert Ménard annonçait publiquement qu’il ne la soutiendrait pas à la prochaine élection présidentielle, déclarant : « Marine Le Pen, je la trouve courageuse, je la trouve opiniâtre, je lui trouve une énergie, mais elle ne sera pas le prochain chef de l’État ». Ce qui ressemble, vous en conviendrait, à un enterrement de première classe…

Comment en est-on arrivé là ?

La Le Pen a toujours divisé :

Elle a contribué à casser le Front National en coupant Jean-Marie Le Pen de ses soutiens et de ses amis historiques pour monter à l’intérieur de l’appareil ;

À peine élue présidente du FN, elle a éliminé les Nationalistes en suspendant Yvan Benedetti ;

Elle a ensuite chassé les lepénistes en excluant son père ;

Elle a écarté les souverainistes avec Florian Philippot ;

Elle a découragé les identitaires en se coupant de Marion Maréchal ;

Et maintenant, l’union des droites lui tourne le dos avec Robert Ménard.

On ne peut pas faire plus rassembleur…

Ne restent au Front National renié en Rassemblement National que quelques arrivistes professionnels, des courtisans intéressés, des invertis transis et des métèques en mal d’intégration… D’un beau et grand mouvement populaire, regroupant les Français non reniés, elle a fait un syndicat d’intérêts tout rabougri, en cessation de paiement, véritable assurance-vie électorale du système en place.

Et tout cela au nom de sa désastreuse politique de dédiabolisation !

Mais au lieu de tirer les leçons de l’échec de cette stratégie qui a tout broyé sur son passage depuis 10 ans, elle persiste dans cette impasse.

Il convient donc de lever l’hypothèque Le Pen rapidement, avant qu’il ne soit trop tard, afin de constituer un Front nationaliste regroupant les quelques forces vives restantes pour mener le noble combat du rétablissement de la France.

 

De J. PLESSIS :

CE QUI NOUS PEND AU NEZ

Mais oui, il faut parler des Juifs. Ils sont partout. Cependant il ne suffit pas de dire: « untel est juif », « untel est juif ». Auprès des jeunes, c’est lassant et contreproductif.

Vient de sortir un livre de Benton L Bradberry traduit par Valérie Devon, LE SALE BOCHE raconté aux braves gens. Ce livre retrace l’enchaînement des guerres européennes suite à l’inique traité de Versailles précédé lui-même de la Révolution russe.Remarquablement traduit, les chapitres sont courts et d’une impitoyable progression. Selon l’avant propos du Major Wolfgang C.Muller — mars 2020 —, l’auteur « entendait nous avertir de ce qui nous pend désormais au nez ».

Prix de vente: 48,21 euros TTC, livraison gratuite,envoi avec suivi.

Pour se procurer ce livre, écrire à : valpop@protonmail.com

 

De Tony KUNTER :

RÉPUBLIQUE : QUAND TES MINORITÉS NE S’AIMAIENT PAS

Les dossiers George Floyd aux Etats-Unis ou Adama Traoré en France, au-delà de la dénonciation de prétendues violences policières, ou encore d’un supposé mal-être des minorités lié aux discriminations, révèlent davantage les rouages malsains qui sont aujourd’hui le fait de la Ve République. 

La mort d’un homme est toujours tragique, et il est logique qu’en cas de violence, on recherche le coupable. Toutefois, il n’est pas toujours celui qu’on pensait. Aussi, à défaut de s’offusquer devant quelques violences policières, nous aimerions nous demander : à qui profite le crime ? Au lieu de savoir qui a porté le coup fatal, nous voudrions nous interroger sur les raisons de cet acte. 

A cette fin, nous partons du principe qu’il ne fait aucun doute, qu’en tuant George Floyd ou en violentant Adama Traoré, il s’agissait assurément non pas de s’attaquer à une personne, mais à une communauté toute entière. Voilà bien le discours des associations de défense des minorités, véritable laïus scandé en boucle sur les écrans, télévision comme toile, ou lors des manifestations et autres orgies d’hystérie communautaire auxquelles nous avons pu assister ces derniers temps. A force de diffuser une telle pensée, les associations en ont fait une vérité, et même une réalité si bien que ce propos minoritaire est venu contaminer l’inconscient collectif, au point d’être lui-même aux origines des violences policières. 

Le problème dans cette affaire, ce n’est, ni George Floyd, ni Adama Traoré, ni les policiers désignés comme fautifs. Bien plus, il faut accuser ces associations de défense des minorités, et pour ce, en faire, une brève autopsie. Dans ce cadre, on demeure confondu de voir qu’elles ont souvent été créées par une poignée d’individualités, qui se sont auto-proclamés porte-parole de toute une communauté. Le fonctionnement de ces associations est aussi des plus discutables : enjeux de pouvoir disproportionnés en interne, autoritarisme du bureau pour assurer une image lisse et une pensée unique. 

La dichotomie entre les propos et l’attitude est toujours la même que ce soit pour les noirs, les juifs, les LGBT… Elle pourrait se résumer ainsi : d’un côté les revendications (donnez-nous des droits, intégrez-nous dans la société — vive l’inclusion et le vivre ensemble), et de l’autre les comportements (on veut rester entre nous, on cultive l’entre soi, on est attaché à notre folklore communautaire). Au final, la conjugaison schizoïde des deux aspects est portée par des prétendus porte-parole qui ne représentent qu’eux-mêmes et qui sont souvent des clichés ambulants, des caricatures de leur chère communauté. Derrière ces personnalités, des parcours de vie chaotique, une misère psychologique et intellectuelle, et surtout une hystérie individualiste qui, si elle se limitait à leur cercle restreint, ne ferait pas les dégâts sociétaux qu’elle provoque dès lors qu’elle devient revendication portée devant les institutions étatiques ou qu’elle se transforme en idéologie médiatique et médiatisée. Bref, dès lors que cette lubie personnelle devient lobby en réunion. 

Dans le fonctionnement équilibré d’un Etat, l’Honnête homme a pu dire : « l’autorité en haut, les libertés en bas ». C’est l’inverse qui se produit de nos jours : l’autoritarisme d’un simple citoyen porté par la puissance d’une sorte de cacophonie individualiste puis communautariste impose aux plus hautes instances républicaines de proclamer des supposées droits et libertés, qui ressemblent furieusement à la caricature fantasmée des privilèges d’Ancien Régime telle qu’elle a été forgée par la Troisième République, et déformée pour être amplifiée tout au long du XXe siècle. 

Le pire étant, qu’au final, ce discours est souvent contre-productif. Au point qu’on aimerait dire : les Français ne se sont jamais autant sentis racistes que depuis la mort de Gorge Floyd. Ou de même : ils n’ont jamais été aussi LGBTphobes que depuis la promulgation de la loi dite du Mariage pour Tous. 

Dans la genèse républicaine, les associations devaient être le fer de lance du nouveau régime, lui assurer une base solide et confortable, en tant que courroie de transmission de la démocratie. L’Instruction publique venait compléter cet attirail en élevant instinctuellement tout en diffusant une idéologie laïque et égalitaire. Que reste-t-il de ce projet cent-cinquante ans plus tard ? Un policier qui abat ou tabasse un jeune noir pour sa couleur de peau. Des militants abrutis par des discours associatifs primaires qui veulent déboulonner la statue de Colbert car c’était « un méchant esclavagiste », en jugeant ainsi par contumace un homme du XVIIe siècle à la prétendue lumière des clichés du XXIe. Vive le progrès ! Vive la République ! 

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