Sélection du n°3408 du 22 janvier 2020

D’Alain RENAULT : 

SUR LA FANE

Le compte-rendu par Robert Spieler (Rivarol 3404), des Cahiers d’Histoire du Nationalisme consacrés à la FANE, comporte un certain nombre d’erreurs :

La revue Notre Europe n’a pas « fusionné avec le Cahiers Européens de François Duprat, après son assassinat en mars 1978 ». Marc Fredriksen s’est contenté de reprendre le numéro de sa commission paritaire qu’il avait mis à la disposition des Cahiers Européens pendant l’interruption de Notre Europe. Et pour qu’aucune ambigüité ne puisse être entretenue, un communiqué de Mme Duprat, publié dans Notre Europe, précisait nettement que nul ne pouvait prétendre être la continuité des Cahiers.

Dire que les militants de la FANE « furent proprement virés du FN émergeant, Stirbois estimant que le parti devait sortir de l’ère groupusculaire » est inverser la cause et les effets. C’est parce que Stirbois, sioniste frénétique, s’était livré à une “dédiabolisation” ramenant le FN à des effectifs groupusculaires (moins de 100 cartes, des Fédérations entières évaporées) que certains des militants chassés rejoignirent un temps la FANE, les plus formés n’y faisant qu’un bref passage.

Ce n’est nullement la FANE qui prétendit établir que le vrai patronyme de Stirbois soit “Strirnbaum” mais Pierre Gérard, ancien du Rassemblement antijuif de Darquier de Pellepoix, Secrétaire général du FN à partir de juin 1980 mais contraint à la démission, fin juin 1981, par les agissements de Stirbois. Sa lettre de démission indiquait que Le Pen « est envoûté par le duo Stirbois-Collinot, des conseillers aussi désintéressés que les « Juifs de Cour » des burgraves du Saint Empire ». A l’automne 1981 c’était au tour de l’équipe de Militant, dont Pierre Pauty (ancien collaborateur de RIVAROL) avait déjà dénoncé les « manigances talmudiques » du tandem Stirbois-Collinot, de quitter le FN sur le « constat de l’impossibilité qu’il y a à travailler avec des gens qui n’ont d’autre but que de nous éliminer ». Il est fort possible qu’il y ait eu erreur sur les origines biologiques de Stirbois mais ce dernier présentait toutes les caractéristiques morales et mentales (intellectualisme excepté) que les antisémites prêtent aux membres de la Communauté.

Pour le reste : Fredriksen, personnage assez falot mais plutôt brave type, était un nazi paisible qui se contentait de nazifier en cave humide (rue des Montiboeufs) dans l’ignorance générale jusqu’à ce qu’une mauvaise étoile lui fasse rencontrer Faci. Ledit Faci venait du PFN (entreprise stipendiée pour diviser l’Opposition nationale) dont il avait été exclu. Il s’était alors rapproché de Duprat que j’avais mis en garde soulignant que, quoi qu’on pensât des errements du PFN, le fait d’en être viré ne constituait pas automatiquement un gage de bonne pensée ou de bonne action… C’est ce Faci, capable malheureusement d’être actif, qui sera la cheville ouvrière de la relance et de la triste notoriété de la FANE, aidé, volens nolens, par la « politique de dédiabolisation » du FN menée par le sioniste Stirbois.

 

De Claudine DUPONT-TINGAUD, présidente de REAGIR :

ANNÉE JEANNE D’ ARC ?

JEANNE, AU SECOURS !

Cette supplique adressée par Jean-Marie Le Pen à la femme politique et guerrière est plus que jamais d’actualité pour une urgente refondation de la France … « en grande pitié » et pour la victoire du pays réel sur le pays légal… C’est pourquoi fut nécessaire le Sacre en 1429 du roi français car, du chaos de la guerre de 100 ans, si « Dieu ne donnait pas la victoire ! »,  ne pouvait que s’ imposer la soumission soit aux Bourguignons soit aux Anglais, alliés et complices alors que notre pays subissait, déjà et encore, la trahison des élites !

Ce n’est certes pas au cœur de l’Ecole Militaire à Paris, le jour de l’arrivée des Rois Mages que naquit Jeanne mais à Domrémy (Lorraine) le 6 janvier 1412, cependant ce fut en ces lieux martiaux que l’Association de ses Amis eut l’excellente initiative d’organiser le lancement, ce 6 janvier 2020, des commémorations du premier centenaire de la canonisation de la guerrière qu’elle fut, héroïne de toutes les guerres après avoir été bergère à temps partiel comme toutes les fillettes de son village dans lequel son père remplissait le rôle d’édile en allant plaider la cause des habitants en la grande ville de Metz ! 

Un colloque fut organisé dans l’après-midi autour de celle dont Jean Cocteau résumera les interventions relevées dans les minutes des 4 procès qui lui furent faits, comme celles du « plus grand écrivain français », inspirant une statuaire johannique dépassant le monde chrétien, des pièces de théâtre, des poésies, des films, des écrits de Villon à Philippe de Villiers et de Jean Viguerie en passant par Shakespeare, Charles Péguy, Anatole France, Robert Brasillach, Jean Anouilh, Régine Pernoud et Colette Beaune entre autres, auxquels s’ajoute la bande dessinée de Reynald Sécher !

 « Messire Dieu, premier servi ! » n’est-il pas déjà le premier soulèvement, le premier devoir, avant de mener des combats plus rudement terrestres ?

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