Sélection du n°3419 du 8 avril 2020

De LANCELOT :

L’EXPÉRIENCE DE MILGRAM

En téléphonant à un ami, afin de rompre l’isolement pendant quelques instants, j’apprends incidemment que M. Ziad Khoury, préfet de l’Aisne, vient, sans préavis, d’interdire la vente de toutes les boissons alcoolisées. Et sous quel prétexte ? Devinez ! Prévenir les violences domestiques… 

Je suis allé le vérifier aussitôt : les magasiniers étaient affairés à mettre les gondoles sous scellés. Autrement dit, tout un peuple, placé en réclusion domestique depuis trois semaines, mis aux arrêts par millions, est désormais privé arbitrairement d’un des derniers petits plaisirs qui lui restent dans sa réclusion. 

Après l’alibi liberticide du terrorisme, puis celui du réchauffement climatique anthropique, qui, à force d’être rabâchés jour après jour commençaient sérieusement à se démonétiser, le syndicat des Maîtres du Monde a trouvé le prétexte imparable, l’idée en or : c’est pour votre bien ! Big Brother prend soin de vous et vous protège même contre vous-même ! De grâce, soyez docile : aidez-le au moins à vous sauver ! 

Là c’est du lourd, du massif, du 24 carats. De toute évidence, ces décrets coercitifs sont sans aucun objet sanitaire prophylactique, puisque le gouvernement se refuse obstinément à la seule mesure efficace : le dépistage systématique, seul à même d’isoler les malades et de les soigner.

Vexatoire, chaque nouvelle mesure d’interdiction ne se substitue pas mais s’ajoute à toutes les autres. Les marchés en plein air ont été interdits partout en France. Certaines communes décrètent le couvre-feu. Il y a trois jours, c’est le jardin public ouvert du centre-ville qui fut fermé par le maire. Les préfets déclarent les immenses plages interdites sous prétexte… d’éviter la contagion ! L’Ausweis imposé par l’Occupant est désormais assorti d’une limitation horaire. Aujourd’hui on ferme les églises, mais les avortoirs républicains restent ouverts : intérêt vital ! Car le gigantesque Massacre des Innocents, indispensable au Grand Remplacement, ne doit pas marquer le pas ! Aussi aveugle qu’absurde, la répression suit la politique du cliquet : on serre d’un cran, puis d’un deuxième, et d’un autre encore, sans jamais desserrer. Le préfet de l’Aisne vient d’annuler son décret, mais ne vous réjouissez pas trop vite : demain, ses maîtres reviendront à la charge. Interdiction de marcher au soleil ? de jouer de la musique ? port obligatoire d’un boulet de fonte à la cheville pour nous empêcher de sortir, un bracelet électronique ? 

Incompréhension ? Maladresse ? Ces mesures vexatoires et arbitraires ne sont pas l’effet de la hâte et de l’improvisation. La vague historique de répression à laquelle on assiste ne relève même pas, en France, de la brimade gratuite, d’une vengeance après la jacquerie historique des Gilets jaunes et le soutien populaire indéfectible qui l’avait accompagnée, ainsi que l’humiliation internationale que justifièrent des brutalités policières inouïes et amnistiées d’avance. C’est plus pervers et plus froid. La loi martiale s’ajoute à la longue liste des lois scélérates pondues successivement par les pires ennemis que la terre ait jamais portés, mais cet « état d’urgence sanitaire » offre au Pouvoir l’occasion unique de mesurer le degré de soumission de tout un peuple. Le tsunami médiatique autour de l’épidémie, et des mesures de confinement aussi massif et brutal sont l’occasion d’une récolte de données foisonnante et d’un formidable laboratoire des mesures les plus diaboliques dont peuvent être capables ces êtres impies. Enseignement robotisé, fichage mondial par reconnaissance faciale, instauration générale du crédit social… 

Un laboratoire… Il rappelle celui d’I comme Icare d’Henri Verneuil, qui y dépeint l’Expérience de Milgram. Un candidat administre à un quidam, qui lui est parfaitement inconnu et ne lui a jamais fait le moindre mal, des décharges électriques d’intensité croissante jusqu’à ce que sa conscience enfin se révolte contre l’ordre arbitraire, pervers et cruel. On y apprend, in fine, que les décharges étaient factices et que le seul cobaye était le tortionnaire improvisé, dont on étudiait le degré de soumission aux ordres qui émanent d’une autorité. Jusqu’à présent, ça marche. ZOG peut désormais décréter l’évacuation immédiate d’une ville, ordonner l’exode massif de toute une région. Déversée à jets continus par la télévision, la justification sanitaire paraît, d’ores et déjà, suffisante à une frange de la population. Plus besoin de divisions blindées, de carpet bombing  bienfaisant et libérateur pour semer la ruine et la désolation. Les Maîtres de la Finance apatride et vagabonde s’en chargent sans coup férir. 

Cela peut toutefois changer, car au milieu de la pénurie et du chaos décidés par les Maîtres du Monde, on appelle de ses vœux, contre la démocratie totalitaire, une insurrection populaire aussi brutale et aussi déterminée que les malfaiteurs qui l’auront provoquée. Reste à espérer qu’elle aura la lucidité de ne pas se tromper de cible… Car les intérêts de certains ne sont assurément pas les nôtres, et ce n’est pas notre civilisation qu’ils défendront.

Une bonne nouvelle toutefois : grâce au « génocide bienveillant » dixit Kissinger, organisé par refus de dépistage dans les maisons de retraite, le financement des retraites de nos anciens est en passe d’être résolu.

 

De Jean-Yves SOULIER :

ERREUR DE CALCUL

Erreur de calcul d’un facteur 10 dans l’article de Jean-Julien Stempffer (en page 9 de RIVAROL du 1er avril 2020) : avec une mortalité de 500 à 600 000 personnes par an (le chiffre de 612 000 dans l’éditorial est plus juste), ce ne sont pas 14 000 mais 1 400 décès qui sont en moyenne à déplorer quotidiennement en France (1680 avec le chiffre de 612 000 décès). Avec 400 à 500 victimes quotidiennes du Covid19 la surmortalité est de 30 %, ce qui n’est pas négligeable même si elle n’atteint pas pour le moment les 50 à 60 % de nos voisins latins d’Italie et d’Espagne. [NDLR : Oui, il s’agit bien d’une erreur de calcul qui nous a malencontreusement échappé. Nous présentons toutes nos excuses à nos lecteurs. J. B.]

L’événement que nous connaissons et qui durera au moins jusqu’à la mi-mai n’est pas anodin. Le bilan sera supérieur à celui de la canicule de 2003, nos aînés payant à nouveau logiquement le plus lourd tribut du fait de leur extrême fragilité.

Sans nier les efforts logistiques et l’énergie déployée par les personnels de santé, l’Armée, la Police et les transports publics sortis brutalement de leur grève contre la réforme des retraites, nos gouvernants manipulent de nouveau les chiffres en décomposant le nombre de tués à l’hôpital et dans les EHPAD, en s’attardant sur les petites variations du nombre de personnes placées en réanimation. Ainsi, entre le 3 et le 4 avril, on limitait le nombre de morts à 441 en hôpital, on réévaluait celui en EHPAD et on revoyait à la baisse le nombre d’entrées en réanimation, mais c’est bien plus de 1000 personnes qui avaient trépassé dans la journée. Dans toutes les statistiques on ne donne cependant pas le nombre de personnes sortant vivantes de la réanimation. On ne connaît pas les chances de survie d’un patient placé en réanimation.

Pour l’heure, la France est dans la statistique mondiale de ces six premières semaines de crise. Une personne sur 800 est touchée. Une personne sur 110 000 dans le monde en mourra. Suffisant pour sidérer les masses, insuffisant pour se sentir concerné et sentir le vent du boulet. La crise reste pour beaucoup ce spectacle rythmé par les chaînes d’information en continu.

Au moment où la crise semble alors sous contrôle se posent effectivement beaucoup de questions dont celle de savoir comment on a pu en arriver là. La France et nos grandes métropoles offrent pourtant un terreau propice à la propagation de virus. Nos métros, bus, RER, TGV et autres Thalys, quand il ne s’agit pas par exemple des avions d’EasyJet, sont des poubelles ambulantes. Reconnaissons-le, la Mairie de Paris qui dispose peut-être de plus d’engins de nettoyage que l’Armée française de blindés opérationnels passe inlassablement nettoyer des rues qu’inlassablement les propriétaires de chiens viennent aussitôt souiller. Le Parisien fainéant, de la racaille importée au bobo égocentré, en passant par le cadre trop pressé, ne fait plus les dix à vingt mètres qui le séparent d’une poubelle et jette tout par terre. Des bidonvilles de Roms se reconstituent sous le métro aérien. Les rats que d’indécrottables bisounours ne voulaient pas tuer pullulent à la tombée de la nuit voire en plein jour dans les parterres de la Mairie du XIIIe, avenue René Coty, à la sortie de la station Stade de France.

Longtemps je me suis demandé si tout simplement la peste, la peste pulmonaire, n’était pas de retour tant j’ai du mal (comme Jeanne Smits dans Reconquête) à croire en l’avatar de l’effet papillon, à une fine gueule dégustant sa chauve-souris rôtie ou son ragoût de pangolin, au rassemblement d’évangélistes certes très tactiles, aux supporters d’un match de foot où, quoi que l’on en dise, les effusions restent limitées et loin de l’intimité des soirées d’un DSK. J’ai du mal à croire que le virus saute comme un pou ou une puce de tête en tête pour y proliférer à la vitesse grand V. Des puces qui en revanche infestent les matelas des taudis parisiens et sont, elles, aussi vectrices de la peste.

 

De Régis B. :

LES HONTEUX PRIVILÈGES DES SUPERMARCHÉS

Je suis frappé de l’injustice des mesures d’autorisation d’ouverture des commerces. En effet, le gouvernement a autorisé les commerces de première nécessité, à savoir l’alimentation, les postes d’essence (alors qu’on ne peut plus rouler librement, mais sans doute le montant des taxes est-il irrésistible) et les tabac-presse (est-ce dû au monopole d’État sur le tabac, ainsi qu’aux taxes sur le tabac et les jeux ?). De fait, les supermarchés peuvent poursuivre leur activité comme si de rien n’était. Ainsi, s’il est impossible d’acheter un article de papeterie, de droguerie, un outil ou un effet vestimentaire auprès de nos commerçants habituels, cela est permis au supermarché.

À titre d’exemple, je suis allé récemment acheter du grain pour nourrir mes poules. Le commerçant m’a signifié qu’il avait le droit de vendre des produits d’alimentation animale ou humaine, de même que des graines potagères, mais qu’il lui était interdit par la Préfecture de vendre les outils, vêtements de travail, accessoires ou graines d’ornement associés. Oserai-je mentionner que des plants de fleurs, des outils, etc. sont toujours librement en vente au supermarché ?

Ainsi, les supermarchés profitent-ils des restrictions actuelles, les achats étant forcément effectués en quasi-totalité chez eux. Ils risquent donc de survivre seuls aux mesures qui nous sont imposées, et pourront continuer librement d’écraser les producteurs en imposant leurs conditions. Il convient de rappeler que les supermarchés accumulent leurs profits, non tant de la vente des produits en rayon, mais par les marges arrière, les participations imposées à leurs catalogues publicitaires, et, surtout, au prêt à court terme permis par les délais de règlement de leurs fournisseurs.

Il s’agit là d’un point que je n’ai vu aborder par personne mais qu’il me semblait important de mentionner. 

 

De Florence MRAI, auteur de Candide au pays d’Allah :

JE NE COMPRENDS PAS !

Je remercie Jérôme Bourbon pour son éditorial du 1er avril 2020 sur la suppression actuelle des messes, y compris celles de Pâques, et ce pour une durée indéterminée. Je suis hallucinée, je ne comprends pas. J’habite en France près du Mans, il y avait là trois messes traditionnelles, celle de la Fraternité Saint-Pierre, celle la Fraternité Saint-Pie X et une messe sédévacantiste. Je connaissais bien les trois chapelles et là, tout à coup, il n’y a plus rien. J’ai vécu ma foi dans les catacombes de la « terre d’Islam » et je croyais aux sermons et conférences des retraites sur la primauté de la Foi et sur l’héroïcité des vertus dans l’adversité. J’ai amené des Bibles en « terre d’Islam », encourant six mois de prison, et là on me dit que je dois me contenter de regarder une messe en streaming via mon PC car le clergé traditionaliste n’a pas assez d’imagination, de courage, de foi, de pugnacité, de fermeté de caractère et de conviction pour ruser, inventer et contourner habilement les ordres de ce “gouvernement”. Vraiment je ne comprends pas. Qu’a-t-on fait de l’exemple des Vendéens, des prêtres réfractaires, des saints et des martyrs ! D’autant plus qu’actuellement on ne risque pas l’échafaud ! J’ai mal pour le Christ !

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