Billet hebdomadaire

L’incendie Matzneff bombardé ?

Ainsi, le prétendu artiste russe au passé trouble et au visage émacié, Piotr Pavlenski, serait l’unique et seul responsable de la captation puis de la diffusion d’une vidéo pornographique d’un politicard filmée et envoyée à une jeune fille dans un passé récent. Pour la beauté du geste, dans un esprit de performance artistique, attention, par éthique, ne rions pas, par amour de la vérité, le ruskoff vient, dès potron-minet, à l’heure de notre café noir, nous exposer quasiment sous le nez à l’ère du tout numérique les gestes d’un politicien en train de polluer, soit Benjamin Griveaux. La motivation de ce fils de Raspoutine résiderait dans l’argument selon lequel le candidat Griveaux se présenterait comme un grand défenseur de la famille (ce qui est très exagéré) alors que sa vie privée ne serait qu’une grande œuvre masturbatoire (les vidéos comme les photos éternisent des faits et généralisent des pratiques aux yeux du quidam). 

Etrange, on n’a jamais vu ce maboul russe (visionnez les vidéos de ses “performances” pour vous en convaincre…) jouer à l’inquisiteur dans la grande cour, de celle de ceux qui essaient de confondre notamment des violeurs, en particulier des violeurs d’enfants. Désormais, l’ami des branchés parisiens menace tous ceux qui persisteraient à alimenter l’esprit de famille en discours et en promesses électorales. Il aurait des vidéos compromettantes en stock et n’hésitera pas à s’en servir dans le but de remettre dans le droit chemin tous ces empêcheurs de jouir en rond qui ne se privent pas, eux, dans le secret de leur intimité tumescente de vivre en Casanova. Lui qui se dit disciple du Marquis de Sade ne supporterait donc pas, selon ses dires, la tartuferie des politiques. Sommes-nous obligés de croire cette “explication” ? 

 

UN SCANDALE SEXUEL QUI TOMBE À PIC

 

Des vidéos fâcheuses, et même des documents beaucoup plus dérangeants, apparaissent régulièrement sur Internet, sur de “petits” sites ou sur les réseaux sociaux. Toujours, presque toujours, les gros sites, et les personnalités des réseaux sociaux font « mine de rien », comme s’ils n’avaient rien vu, et toutes ces infos compromettantes disparaissent dans l’oubli. Le bougisme incessant d’internet optimisant et accélérant ce travail d’amnésie. En l’occurrence, la vidéo de Griveaux est initialement diffusée sur un obscur site visiblement créé à cet effet, Pornopolitique (tout un programme), avant d’être propulsée par des gens politiquement ambigus comme Laurent Alexandre, le politicien opportuniste et bras cassé Joachim Son Forget, puis évidemment par beaucoup de curieux et quelques vicieux. 

Autre fait étonnant, la rapidité avec laquelle Benjamin Griveaux a pris la décision d’annoncer sa démission ! Un record, peut-être, dans l’histoire de la politicaillerie. La jeune femme complice de ce petit jeu pornographique est-elle réellement celle que les médias nous ont vendue le 16 février, soit Alexandra de Taddeo, l’actuelle concubine de Pavlenski ? Griveaux pense-t-il que ceux qui sont derrière ce coup disposent d’éléments encore plus accablants et judiciairement dangereux ? Car aussi ravageur qu’il fût, cet événement qui est une mise à mort politique (et surtout à cause du ridicule qu’il continuera d’alimenter longtemps, très longtemps) est aussi un avertissement, du genre de ceux qui disent par eux-mêmes qu’il n’y en aura pas deux. Pour autant, est-ce véritablement Griveaux qui a été visé dans l’unique but de le détruire ? Ne pourrions-nous pas poser une autre hypothèse ? Griveaux n’étant pas grand chose (il n’avait aucune chance de remporter Paris selon les derniers sondages), le bonhomme s’étant par ailleurs fait beaucoup d’ennemis en macronie, n’était-il pas le bon candidat pour détourner les regards vers lui lors de son implosion, de son dynamitage improvisé ? 

 

MATZNEFF BRÛLE PARIS

 

C’est un truisme de dire que les journalistes sont totalement sous contrôle en France. Pas un seul d’entre eux n’est capable d’enquêter librement, pas un seul d’entre eux ne peut divulguer une information sans l’autorisation de supérieurs liés au pouvoir par le biais politique, économique ou maçonnique. L’affaire Matzneff était en France plus ou moins bien contrôlée par cette journaillerie qui s’efforçait de dessiner le portrait d’un écrivain libertin, un peu délinquant sexuel, adepte de lolitas en excluant systématiquement toutes les preuves accablantes de sa pédomanie féroce. A part quelques indépendants et surtout RIVAROL qui ont mené une enquête serrée sur l’horreur pratiquée par Matzneff, l’ensemble des commentateurs ont minimisé la cruauté de sa carrière de prédateur, si bien que, aujourd’hui encore, d’aucuns ont aperçu Matzneff au bras d’une jeune femme aux allures encore scolaires badinant visiblement avec le passé de ce violeur de garçonnets multiraciaux. Las, les journalistes étrangers ont moins de scrupules, et quand ils se penchent sur un sujet de cette importance, quasiment resté vierge aux yeux des investigateurs, ils en écarquillent les yeux tant la forêt d’informations qu’ils visitent est luxuriante. Quelques jours avant la déflagration du scandale Griveaux, le New-York Times, oui le New York Times, The old gray lady, un journal bénéficiaire qui tire à 1,2 million d’exemplaires et dont les articles phares inondent régulièrement la planète via Internet, le New York Times publia coup sur coup deux articles consacrés à l’affaire française, l’affaire Matzneff. 

Le premier article est une véritable bombe nucléaire, un papier d’une grande densité avec des détails bien venus et des informations importantes dont au moins une devrait avoir un effet dévastateur sur Paris, sur le Paris politique, tant la ville apparaît comme un cloaque de pervers et de corrompus. Un article irradiant, en France aussi, puisqu’il fut d’emblée écrit en plusieurs langues dont évidemment en français. En cette période d’agitation de campagne électorale, le travail du New-York Times ne passa pas du tout inaperçu aux yeux de ceux qui s’intéressent encore un peu à autre chose qu’à la forme et à la distinction. Il faut dire que le quotidien américain révéla des faits indubitables. Grâce en partie au témoignage de Gab la balance, pardon la rafale, on apprit que l’adjoint d’Anne Hidalgo, l’homosexuel militant, le cultureux très chic Christophe Girard (qui a travaillé pour LVMH en tant que chef de sa communication), l’homme-lige du couple sadien Bergé-Yves Saint-Laurent, avait utilisé ses fonctions politiques pour privilégier le pédo-criminel Gabriel Matzneff, pour lui fournir appartement cossu, argent, protection, tables dans les plus grands restaurants de la capitale et chambre d’hôtel afin qu’il puisse échapper à la police. « C’est une goutte d’eau pour nous, nous vous aimons beaucoup » avait répondu à Matzneff (qui avait remercié son bon ami, la braguette encore chaude) Christophe Girard. Ce nous de « nous vous aimons beaucoup » étant constitué de Christophe Girard lui-même bien sûr (pure logique grammaticale), de Pierre Bergé et de l’auteur de La Vilaine Lulu (bédé pédo-sataniste qui fut vendue tranquillement dans toutes les FNAC de France en son temps), l’inverti sado-masochiste Yves Saint-Laurent. 

 

ACCOINTANCE ENTRE LE BARON DE LA CULTURE ET LE PERFORMEUR AZIMUTÉ ?

 

Et Matzneff de déclarer au journaliste du New-York Times qu’il considérait Christophe Girard comme son meilleur ami ! Ce dernier s’offrit une page dans Le Figaro pour arrondir les angles en disant notamment que cette notion de meilleur ami était « un peu excessive » à ses yeux et que Matzneff était simplement un écrivain doué mais malade qu’il fallait aider lorsqu’il sortit de l’hôpital (une petite opération d’un œil qui ne l’handicapa nullement). On nous prend pour des abrutis ? Bien sûr. 

Christophe Girard est une institution à lui seul, il est en effet à la culture parisienne ce que Jack Lang fut à la culture française. Depuis une bonne vingtaine d’années malgré une petite pause s’expliquant par le cumul de fonctions politiques. Disons-le, tout a été fait pour que le détraqué Matzneff puisse violer un maximum d’enfants ici et ailleurs. L’idée même que cette ordure viole quotidiennement des gamines et des gamins devait combler de plaisir Pierre Bergé et les saletés de son acabit. Aujourd’hui un Christophe Girard marié avec un homme (le chic du chic sous la Gueuse encocaïnée) lié à l’équipe d’Hidalgo comme une tête à un cou, pris dans les rets de cette affaire ne passe pas en haut du pouvoir. Non, ça ne passe pas, surtout pour le principal intéressé qui représente l’ambition incarnée et l’essence même de la politique parigote. Mais alors ?

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François-Xavier ROCHETTE.

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