“Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir”

 

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Sélection du n°2964 du 3 septembre 2010


De Michel PASSOT:

DÉSASTREUSE ACTION SYNDICALE

Nos syndicalistes se targuent bruyamment d’améliorer le sort des travailleurs. Dans la pratique, c’est exactement l’inverse qui se produit. Leurs grèves à répétition appauvrissent notre pays, fragilisent les entreprises et réduisent du même coup le pouvoir d’achat des salariés.

En fait, ces pseudo-défenseurs des ouvriers visent à mettre notre économie (déjà bien malade) sur les genoux pour s’emparer du pouvoir “officiel”, avec le prestige, les ors de la République et le bling bling à gogo! Quel haut responsable syndical ne rêve pas d’un portefeuille ministériel? Et comme il est probable que le scrutin du peuple leur permettra de réaliser leurs rêves, c’est par l’émeute, la jacquerie qu’ils espèrent parvenir à leurs fins.

Nos gouvernants n’ont-ils pas conscience de l’hypocrisie qui sous-tend “l’action syndicale”? Ou, pire encore, donneraient-ils leur approbation (au moins tacite) à ce remue-ménage aussi stérile que néfaste?

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De B. BONNEFOY: 

SE SOUVENIR D’ALEXIS CARREL

Je lis la “controverse sur l’avortement” à mon retour de vacances et suis en tous points d’accord avec Me Delcroix sur son approche si raisonnable du problème. J’ajoute que je vois mal comment on peut admirer l’œuvre d’Alexis Carrel et le défendre en toutes ciconstances, comme RIVAROL s’honore de le faire, et condamner les avortements thérapeutiques. Oui, trois fois oui, à une politique nataliste, mais la “défense de la race” a aussi ses impératifs.

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De Stéphanie Prévot:

RENDRE À DIEU CE QUI EST À DIEU

Dans son article “Justice pour Marine” (Riv. du 9/7/10), Eric Delcroix a raison sur un point: se jeter sur la loi Veil pour l’abroger serait contre-productif. Ce serait tenter de résoudre un problème en commençant par la fin.

Mais alors, où se trouve le début d’un raisonnement à la hauteur de l’enjeu considéré?

Me Delcroix dit aussi très justement “qu’il faut rendre à César ce qui est à César”. Mais, si cela est vrai, c’est que tout n’appartient pas à César et qu’il faut aussi distinguer ce qui appartient à Dieu et le Lui rendre.

En échouant au niveau de leur éducation puis en acceptant le recours à l’avortement, on abandonne deux fois les jeunes futures mamans aux mains du matérialisme le plus vil. Si la République n’a manifestement pas la compétence pour aborder ce genre de problèmes, c’est peut-être le signe qu’il nous manque, plus que jamais, une autre autorité que celle de César dans la sphère publique et cela est le vrai point de départ vers une recherche de solution.

Combien de familles portent un prénom en guise de nom, leur grand ancêtre ayant été retrouvé aux portes d’un couvent et baptisé du nom du saint du jour?

Il est urgent de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et la vie lui appartient.

Le droit à décider qui doit pouvoir vivre ne peut être confondu avec les intérêts d’un parti politique.

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De Henri R. (Ecully):

RENDEZ A CÉSAR

(Me Delcroix, RIV. du 9/7). Marine, semble-t-il, laisse au dictateur — la République informatisée, dirigiste, exclusive quant à la composition des assemblées n’est qu’une dictature hypocrite — le soin de décider si l’avortement est ou n’est pas un assassinat; la religion elle-même n’aurait pas son mot à dire. C’est la coutume nouvelle, l’état des mœurs, la triste réalité. Le dictateur des temps modernes distribue l’argent public pour inciter au crime.

Le FN ne doit s’occuper que d’affaires d’Etat; ce n’est pas le cas de l’amour ou des préceptes religieux qui pourraient contrarier l’humeur de César. L’Etat a bien assez de ses affaires sans aller s’occuper d’affaires de caniches ou d’archevêques! Abroger une loi autorisant l’infanticide, voire le facilitant, voire le protégeant, ce serait chevaucher derrière Don Quichotte, contre le vent de l’Histoire, l’état actuel des mœurs! Les sermons pontificaux? Mais voyons, ces gens-là ne savent même pas qu’un préservatif n’est pas fait pour se mettre à l’index! L’avenir de la France? Il vaut bien que l’on rate un sermon!

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De R. G. (Moulins):

QUI NOUS SAUVERA?

Ni un grand capitaine, ni un habile financier, ni un sage diplomate, ni un Colbert, ni un Turenne, ni un Richelieu (et j’ajouterai ni un Le Pen), aucun ne suffirait pour nous sauver. Pourquoi? Parce que nous sommes malades de la Révolution. C’est elle qui ronge la France et qui la rend incurable, vu qu’on ne veut plus connaître le droit suprême de Dieu sur la société, régler nos institutions sur les lois divines, accepter la gloire et la liberté avec l’Evangile. La France aime la Révolution qui la tue… Rien donc à attendre des hommes mais de Dieu seul.

Ce n’est pas le suffrage universel qui a donné Moïse aux Hébreux. Gédéon, Samson, Judith, les Macchabées ne sont pas sortis des urnes électorales! Et Jeanne d’Arc, qui nous l’a envoyée sinon les voix célestes?

Le sauveur de la France ce sera un homme inspiré par la Sagesse de Dieu, et appuyé sur le bras de Dieu qui sera l’adversaire et la fin de la Révolution… Que tous ceux qui aiment la France ne se lassent pas de le demander avec insistance.

La canonisation de Louis XVI serait “la plus éloquente et la plus féconde condamnation de la Révolution” (6e fascicule de l’abbé Delassus pour la béatification de Louis XVI en 1916). Autant dire que ce n’est pas pour demain, du moins par un héritier de Vatican II, cette révolution “en tiares et en chapes” dans l’Eglise! En 1793, la France a décapité son roi. En 1963, des pontifes unis à des imposteurs ont décapité Notre Roi. Pour ma part, j’attends Enoch et Elie qui “restaureront toutes choses”. Maintenant:  à la grâce de Dieu!

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De Bernard B. (Cabrières):

À PROPOS DES RETRAITES

À l’occasion des discussions diverses sur les retraites et autres, il m’est revenu l’envie de relire L’Impôt sur l’Energie d’Eugène Schueller édité en 1952 (Editions du Rond-Point, 38 rue Jean Mermoz. Paris) et motivé à l’époque par l’annonce d’une réforme fiscale dont on parle de nouveau en 2010! Donc rien de nouveau sur le plan des bonnes intentions, mais cela ne fait pas une politique efficace!

L’impôt sur l’Energie n’a pas, à ma connaissance, seulement été évoqué au cours des “Grenelle” de l’environnement et les discussions sur la taxe carbone. Bien évidemment cette idée est à réactualiser, mais serait sans doute plus juste que tout ce qui est envisagé et pourrait contribuer à résoudre bien des problèmes “écologiques” tant évoqués par tout le monde à tort et à travers.

De plus il ne faut pas perdre de vue que l’on ne peut pas parler de “retraite” s’il n’y a pas de travail, quel que soit l’âge légal, et parallèlement on ne peut pas travailler si on ne mange pas d’où l’attention particulière que les gouvernants doivent porter, surtout en France, à une production agricole de qualité et payée à juste prix, au lieu de promouvoir un unique commerce mondial dangereux, comme celui de MM. Barnier et Lamy entre autres.

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De Pierre-Philippe L. (courriel):

PRÉCISIONS

C’est avec un intérêt permanent que je lis l’article de dernière page de Claude Lorne, très souvent en priorité. Sans flagornerie, je n’y trouve que des réflexions sensées et avec lesquelles, évidemment, je suis tout à fait d’accord.

C’est pourquoi je tenais à lui signaler deux petites erreurs dans son excellent article sur L’Oréal du 9 juillet.

1. FILLIOL s’écrit avec un seul “L”. Je sais que c’est une orthographe assez répandue mais qui n’est pas exacte.

Je tiens d’ailleurs à votre disposition l’acte d’état civil en faisant foi.

2. CORRÈZE n’a jamais, à ma connaissance, appartenu à la Charlemagne. Ce n’est pas la première fois que je lis cette information erronée.

J’ignore où il était entre août 1944 et mai 1945 mais sûrement pas sous l’uniforme SS, même français.

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De Christian B. (Paris):

FÉLICITATIONS À CLAUDE LORNE:

Un grand bravo pour le “Claude Lorne” consacré à l’affaire Bettencourt-L’Oréal. Claude Lorne a mis le doigt sur le cœur de l’affaire et son enjeu, à savoir l’avenir de ce dernier fleuron de l’industrie française. Tout est dit. Et elle est la seule à l’avoir rappelé.

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De A. B. (Aiguelongue Montpellier):

PAS DE SOUCIS POUR WOERTH

Très fidèle lecteur de RIVAROL depuis 1962, j’adresse à J. Bourbon mes félicitations les plus sincères; sans exagération, je dis que RIVAROL est une de mes raisons de vivre!

Malgré ses casseroles, Woerth sera blanchi, fort de l’appui et de la solidarité à toute épreuve de son obédience, des coreligionnaires et de la Nomenklatura actuelle.

Les “Frères” de ce ministricule puant l’hypocrisie et la fausseté sont-ils allés en prison, ont-ils été vraiment inquiétés dans le cadre de très graves affaires — sang contaminé, escroquerie à l’ARC, Urba, etc.? Fabius, Emanuelli, Crozemarie, DSK, etc. peuvent apporter la réponse.

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De Jacques S. (Saumur):

840 000€ pour DOMENECH?

Dans une interview accordée à L’Express en novembre 2009, Raymond Domenech concédait une rémunération de 840 000 euros pour ses bons offices pendant le Mondial à venir. Compte tenu de la débâcle de l’équipe dite de France pendant la Coupe du Monde, le sélectionneur a-t-il reçu cette somme extravagante?

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De T.L.G. (Seine-Maritime):

SUR L’ASSASSINAT DE DUPRAT

Je suis un vieux lecteur de RIVAROL. Je suis devenu nationaliste à sa lecture alors que je n’avais que 15 ans dans le début des années 1970. Entre RIVAROL et Brigneau dans Minute, ma conscience politique s’est forgée. Je voulais féliciter Jérôme Bourbon pour le ton qu’il imprime à RIVAROL ces dernières semaines depuis sa prise de fonction à sa tête, et celle de sa rédaction. Vous appelez un chat un chat, et notamment un Etat voyou un Etat voyou. Mais vous savez aussi prendre du recul par rapport à notre propre camp et porter la plume dans la plaie. Je vous sais gré de faire aujourd’hui de Rivarol non seulement un journal de combat, ce qu’il a toujours été, mais aussi un journal de débats.

Permettez-moi simplement de vous faire une remarque. J’ai eu la chance pendant les deux dernières années de sa vie d’être un proche de François Duprat, dont vous savez évidemment la participation au journal que vous représentez aujourd’hui. Je suis étonné que vous ne fassiez pas mention dans vos colonnes de l’enquête effectuée par Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard sur les circonstances liées à son assassinat, et les difficultés rencontrées auprès du ministère de l’Intérieur. Certes, j’ai tout à fait conscience que ni l’un ni l’autre des auteurs de cette enquête n’appartient au camp national, ce dont d’ailleurs ils ne se prévalent pas. Certes, la tribune publiée dans Politis sur la recherche historique paraît quelque peu anachronique quant à la personnalité de François. Néanmoins, il ne me paraîtrait pas inopportun que dans un prochain numéro, “mon” journal y fasse une allusion. Un crime reste un crime quels qu’en soient les auteurs ou les commanditaires, d’autant plus qu’il concerne un collaborateur du journal.

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De C.C. (courriel):

HALTE À UNE CLASSE POLITIQUE BUDGÉTIVORE!

On ne peut que souscrire aux propositions de M. Bintz dans votre édition du 8 juin. Un St-Simonien du XIXe siècle disait à peu près que la France peut perdre en une journée 95 % de sa classe politique sans qu’elle s’en porte plus mal; la France a besoin de ses hauts fonctionnaires et fonctionnaires d’exécution, de son armée, sa justice, ses chefs d’entreprises, cadres, ingénieurs, ouvriers, employés, enseignants et chercheurs, agriculteurs…

A quoi sert une classe politique qui d’une part ne fait qu’appliquer les oukazes de Bruxelles, et d’autre part, antidémocratique par nature, considère que quand le peuple vote mal, il a juridiquement tort. Ainsi le peuple français a refusé massivement par référendum le Traité de Lisbonne, que le Parlement bicamériste a imposé aux forceps.

La Politique est une chose trop élevée pour qu’un responsable, quel que soit son niveau, ne serve qu’à mendier des subventions et à transmettre aux administrations et ministères concernés les récriminations de ses administrés. Clientélisme!

La France est la championne du monde du nombre de représentants politiques par rapport à ses habitants: 37 000 communes (dont 3 600 de moins de 100 habitants), 100 départements, 26 Régions, 16 CU, 181 Communautés d’Agglomération, 2 407 Communautés de Communes, etc. Supprimons ces budgétivores qui ne créent aucune plus-value; économies d’échelle énormes qui à terme nous permettront de retrouver une compétitivité perdue, avec, souhaitons-le, la re-création d’emplois réellement productifs et utiles.

Courrier