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le n° 2943 du 12/3/2010

Se joignant au chœur des pleureuses, la LICRA de Me Jakubowitz avait exigé par référé la destruction de l’affiche “scandaleuse” mais elle a été déboutée le 8 mars par le tribunal de Marseille qui a «consacré le droit pour le Front National, dans une campagne électorale, de faire connaître son opinion sur l’islamisme». Le relais a été pris aussitôt par le MRAP de Mouloud Aounit et SOS-Racisme qui, eux, ont porté plainte au pénal (le tribunal de Nanterre doit rendre sa décision ce vendredi) en arguant du risque d’“émeutes”, de “manifestations” et d’«effusions de sang», rien que ça. Quant au ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, il a sommé « l’Etat français de prendre les dispositions qui s’imposent lorsque des symboles de pays étrangers sont mis à genoux ». Mais que fait l’Etat français quand l’emblème national est, comme à Marseille ou à Toulouse, brûlé en place publique et remplacé par le drapeau algérien?

éditorial du n°2943

Face au Système, insoumission nationale!


AUCUNE révolution ne s’est faite par les urnes. Il est donc vain de croire que le salut national sortira d’un vote populaire. Les grands bouleversements sont toujours la conséquence d’une invasion étrangère, d’une guerre civile, d’un coup d’Etat, eût-il les apparences de la légalité comme en 1958. Et de toute façon il est illusoire de penser que le Système accepterait un tel changement par voie dite démocratique. Qu’on se souvienne de la quinzaine de la haine en 2002. Si Jean-Marie Le Pen avait eu la moindre chance de l’emporter au second tour de la présidentielle qui l’opposait à Jacques Chirac, à n’en pas douter, le processus électoral eût été interrompu au nom de la défense de la République et des droits de l’homme. Dix ans plus tôt, c’est exactement l’attitude que le FLN algérien avait adoptée, aux applaudissements des démocrates patentés et des éternels donneurs de leçons, alors que les électeurs s’étaient massivement prononcés au premier tour des législatives pour les islamistes du FIS.

Est-ce à dire pour autant qu’il faille s’abstenir puisque d’évidence les dés sont pipés? D’aucuns le pensent et préféreront donc rester chez eux. Cette attitude qui a sa logique est cependant discutable car le Système n’est nullement gêné par une faible participation des électeurs. C’est si vrai que les commentateurs, une fois les résultats connus, ne parlent plus du tout du taux d’abstention, même lorsqu’il a été très élevé. De plus, en France, contrairement à certains pays, il n’y a pas besoin d’un seuil minimum de votants (par exemple 50 %) pour que le résultat d’un scrutin soit validé. Enfin, l’on sait que le public qui se mobilise le plus est celui qui se sent le plus intégré socialement et qui vote donc en masse pour les partis du Système. Ce sont les catégories populaires, les déclassés, les opposants idéologiques à l’Etablissement qui sont traditionnellement les plus tentés par la désertion des urnes.

Il est beaucoup plus politique, infiniment plus révolutionnaire ― dans le bon sens du terme ― de voter pour des listes et des mouvements authentiquement nationaux. Si ces partis sont diabolisés, ostracisés, c’est bien le signe qu’ils constituent, par leur existence même, une entrave pour le Système. Malgré leurs défauts, leurs insuffisances, les critiques légitimes qu’on peut leur adresser, et dont la moindre n’est pas de se présenter en ordre dispersé, ils ont le mérite d’exister. Aussi importe-t-il de s’exprimer, là où on le peut, pour les candidats de la droite antirégimiste. Là où plusieurs listes de la famille nationale et identitaire sont en compétition, le mieux est de voter en faveur de la plus radicale, non dans le folklore, mais dans le programme. C’est-à-dire dans le rejet tant de l’UMP que du PS, dans le refus du Politiquement et de l’Historiquement Correct, dans l’opposition absolue à l’immigration-invasion et à l’islamisation de notre pays, dans l’exécration du Système qui nous opprime et nous spolie.

Ces régionales, quelle qu’en soit l’issue, ne modifieront ni le gouvernement de la France ni les grandes orientations données au pays. Mais si les droites radicales, toutes tendances confondues, obtiennent des scores importants, voire impressionnants dans certaines régions, cela montrera qu’une partie de notre peuple n’est pas dupe, qu’il est conscient qu’on le manipule et qu’il refuse qu’on le dépossède de son droit à être et à rester maître chez soi. Le vote national, c’est d’abord et avant tout le cri de douleur et de colère d’un peuple qu’on anesthésie pour mieux l’assassiner.

Contrairement à ce que l’on croit parfois, il est très difficile dans la vie de dire non. Pour avoir la paix, pour gagner du temps, pour ne pas faire d’histoire, l’on est souvent tenté de céder. En disant oui aux caprices des enfants, aux desiderata de son patron, aux modes du temps, fussent-elles aberrantes. Ce sont en réalité autant de lâchetés et d’abdications. “Le démon de mon cœur s’appelle à quoi bon” écrivait Bernanos. A quoi bon continuer à se battre, se dit-on parfois, lorsque nous nous sentons si impuissants, si isolés dans une France défigurée, enlaidie qui ne sait plus qui elle est, d’où elle vient et où elle va, dans un pays occupé, colonisé qui n’a plus ni foi ni idéal ni boussole et qui est composé pour l’essentiel d’un agrégat d’individus et de familles largement décomposées. Comment en effet reconnaître dans la France de Sarkozy la terre et le peuple qui ont donné tant de héros, de saints, de soldats et de martyrs? Et pourtant, si la Providence nous a placés à ce stade de l’histoire de notre pays, de notre continent, de notre civilisation, cela a forcément un sens.

Tant qu’il restera des nationalistes, des Français non reniés, le pays que nous aimons et pour lequel nous nous battons n’aura pas complètement disparu.



RIVAROL, <jeromebourbon@yahoo.fr>.


Sommaire du n°2943 du 12/3/2010

Pays-Bas/Espagne: réveil identitaire dans l’ex-empire de Charles Quint, par Pierre-Patrice Belesta

Menaces sur le BNP

La valeur n’attend pas…

Vingt-deux, v’là les suspendus!

L’aveu de Schweitzer

Se dirige-t-on vers un référendum anti-Sarkozy ?, par Jérôme Bourbon

Et voici le pôle “crimes contre l’humanité”!

Agent dormant de la barbarie?

Elisabeth Badinter ou la féminité au rabais

Un séisme justifie-t-il l’asile politique?

Le maire d’Hénin-Beaumont confirmé

Procès en appel du préservatif géant: le 7 juin

Agenda

Une ruineuse bêtise “écologique” en Lorraine, par François-Xavier Rochette

Retraites: le pire est certain, par Grégoire Duhamel

Las Vegas, la chute d’un empire, par Laurent Blancy

L’effondrement des croyances climatiques?, par François-Xavier Rochette

Kevin MacDonald ou la révolte des Wasps, par Jim Reeves

La colère qui monte

Chasse aux sorcières

Droit aux lettres

L’identité nationale, c’est Auschwitz!”, par Camille Galic

En Turquie, le voile à l’assaut des képis, par Pierre-Patrice Belesta

Allemagne: la Mémoire contre la Justice

Autriche: une clémence… très relative

Belgique : repentance

Lus et commentés

Cinéma, Histoires de fantômes, par Patrick Laurent: The Ghost writer de Roman Polanski et Nine de Rob Marshall

Les livres propos de P.-L. Moudenc, Pour varier les plaisirs:  Le Broyé du Poitou. Editions du 28 août-Gisserot (<www.editions-gisserot.eu>), 188 pages, 7 €. Un an dans un tiroir, préface de François Ouellet. Editions Le Dilettante, 126 pages, 14 €.

Le choc des civilisations, mythe et réalités, par Marie-Gabrielle Decossas

Chronique de coexistences peu pacifiques par Claude Lorne: Quick de Roubaix: circulez, il n’y a plus rien à voir; Lobby algérien contre Front national; Malédiction d’Allah sur les Fils du Ciel; Pas de regroupement familial chez nous!; Lutte contre l’immigration : y’a bon Gabon; Nous sommes tous des Indiens Mohawks!

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